cécile mathias

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Cécile Mathias

Audiodescriptrice

Grand Palais

Michael Jackson
(23/11/2018 - 14/02/2019)



Portrait équestre du roi Philippe (Michael Jackson), Kehinde Wiley

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« La peinture rectangulaire est à dominante de tons froids. Au centre, sous un ciel menaçant, Michael Jackson, assis de profil sur un cheval blanc musculeux, nous lance un regard fier. Ses longs cheveux bruns volent au-dessus de sa cape moirée bleu de minuit. Sous une armure intégrale noire et dorée, le col relevé d’une chemise blanche met en valeur le port de tête du roi de la pop et contraste avec son teint hâlé.

Le visage fermé, il affiche des traits fins, un petit nez busqué et des yeux noisette surmontés de sourcils noirs bien dessinés. Ses mains gantées de blanc sont posées sur les pommeaux de 2 épées dorées fixées à sa taille. Le mors du cheval et les étriers, tout en dorure également, s’harmonisent avec le tapis de selle satiné bleu azur et bordé d’or. Le cheval, courbé sur ses 2 jambes arrières, la tête baissée, et la jambe avant droite relevée à angle droit, semble faire une révérence. De part et d’autre de ses oreilles, trois fleurs bleu azur décorent sa volumineuse crinière crantée. Elles sont assorties à un nœud placé sur le haut de sa longue queue ondulée affleurant le sol.

En haut à droite du tableau, deux chérubins enlacés volent au-dessus de Michael Jackson. Celui de gauche, blond, nous fait face et tient une couronne de laurier au-dessus de la tête de la star. Un foulard rouge cerise pend à son bras.
Celui de droite, châtain à la peau mate est de profil. Des ailes gris clair se déploient dans son dos et un foulard de même couleur est enroulé autour de son corps. A l’arrière-plan, un morceau de ciel bleu azur apparaît en haut à gauche, à travers les épais nuages gris cotonneux. En bas, entre les jambes du cheval, on distingue dans des tons bruns gris à dominante de vert Véronèse des hommes au combat, des collines et un village au loin. En bas à gauche, un buisson aux feuilles ciselées dresse ses pavots rouges, roses et violets devant la jambe levée du cheval. Au 1er plan, en bas à droite, des dépouilles de volatiles aux plumes brunes reposent sur l’herbe. Au travers de cette peinture, Riley fait entrer cette légende de la culture populaire dans l’Histoire. »


P.Y.T., 2009, ballons en latex, rubans et mocassins,
avec l’aimable autorisation de l’artiste, Appau Junior Boakye-Yiadom

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« Dans une pièce épurée aux murs blancs, sur un sol gris anthracite, deux mocassins noirs sont dressés sur leurs pointes, côte à côte. 2 faisceaux de rubans blancs s’élancent depuis les talons des chaussures et s’évasent, tels deux jambes gigantesques. En haut, fixés au bout des fils, une vingtaine de ballons de baudruche aux couleurs acidulées touche le plafond blanc. Le bouquet coloré (parme, rose, jaune, rouge, vert, gris, orange et bleu) maintient les mocassins en suspension. »


Le Chemin s’illumine, David LaChapelle

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« Sur la photographie rectangulaire, un chemin de pavés blancs lumineux traverse en diagonale, de gauche à droite, un terrain vague en pente et l’embrase d’une lumière rouge. Au premier plan à droite, Michael Jackson se tient debout sur les deux premiers pavés, légèrement déhanché, une jambe pointée derrière lui. Il porte un body à manches longues argenté et un pantalon noir. Des mèches de cheveux ébène et ondulés balayent son visage tourné vers le ciel. La bouche ouverte, il semble chanter, une main sur le cœur, l’autre tendue vers une femme, 2 mètres derrière lui.
Perchée sur des escarpins écarlates en équilibre entre 2 pavés, elle lève ses mains gantées de mitaines rouges. Ses cheveux tirés en chignon durcissent son visage hagard aux traits émaciés. Un bustier à rayures rouges et noires enveloppe sa poitrine gracile et descend sur une jupe longue vermillon transparente qui épouse ses formes longilignes. A l’arrière-plan, au sommet du terrain vague, des gratte-ciel sombres aux multiples fenêtres piquetées de jaunes se découpent sur un ciel violet envahi par une lueur blanche fantomatique. »


La lune, du voyage réel aux voyages imaginaires,
(3/04 - 22/07/ 2019)



Reconstruction de la lunette de Galilée d’après l’original

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« Posée sur une table en bois, l’immense lunette est inclinée à 45 degrés vers le ciel. 2 embouts noirs sont fixés de part et d’autre du cylindre en bois clair. L’instrument est attaché par 2 lanières de cuir sur une pièce de bois inclinée, au sommet d’un support tubulaire en bois foncé. Enchâssé sur un socle rond en laiton, ce dernier est pourvu de deux vis de réglage : l’une, métallique, à son sommet, l’autre en bois, à sa base. »


Le paysage bleu, Marc Chagall

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« Cette toile rectangulaire représente l’un des thèmes de prédilection de Chagall, des amoureux sous la Lune, semblant s’étreindre sous l’astre bienveillant. Le peintre décline ici toute une palette de bleu. Le fond bleu électrique est traité à grands coups de pinceau bien visibles. À gauche, le couple est représenté par 2 visages, tête bêche et 2 mains. La tête de l’homme, à l’endroit, repose sur celle de la femme, à l’envers. Ils semblent flotter dans un espace nocturne sans gravité. À droite, la main bleu cyan de l’homme, accueille le visage de sa dulcinée encadré de courts cheveux bruns.

De ses grands yeux noirs aux longs cils se dégage une sérénité appuyée par un léger sourire. L’homme, de profil, effleure la joue de sa compagne de ses lèvres fermées. Son oeil en demi-lune la regarde avec douceur. De son autre main, il tient un bouquet de fleurs incliné vers le bas. Le feuillage vert épinard est parsemé de touches d’écarlate, de magenta, d’ocre rouge, de cramoisi et de cyan. En haut, au centre de la toile, un poisson blanc est dessiné la tête en bas, le corps en arc de cercle, tel un croissant de lune. Son oeil bleu en amande se détache sur la blancheur de son corps.

Légèrement en dessous, sur la droite, un grand coq se tient de profil, dressé sur ses ergots. La tête levée vers le poisson-lune, il le regarde d’un doux oeil rond, le bec entrouvert. Son corps bleu électrique est piqueté de taches cyan, blanches et ocre rouge. Des plumes habillent son croupion. Au-dessus de lui, dans le coin supérieur droit du tableau, un disque bleu saphir se détache. Peut-être celui de la nouvelle Lune ou d’un soleil éclipsé.
En bas à gauche, l’artiste signe en blanc : CHAGALL MARC, 1949. A l’opposé, se dressent les feuilles vert épinard d’une plante grasse. »


Rouge, art et utopie au pays des Soviets,
(20/03 - 01/07/ 2019)



V.I. Lénine en promenade avec des enfants, Alexandre Deïneka

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« Cette immense peinture rectangulaire est de facture réaliste. Au premier plan, une Rolls Royce décapotable bleu cobalt, aux chromes rutilants, roule à vive allure de gauche à droite sur une route de campagne bordée d’herbe et de graminées. Une légère fumée grise s’échappe du véhicule. Un chauffeur moustachu, en uniforme et casquette noirs, conduit Lénine, installé à l’arrière du véhicule, et sept enfants aux joues roses et aux habits colorés. A l’avant, sur le siège passager, un jeune garçon blond regarde droit devant lui. Sur la première banquette arrière, une fillette brune coiffée d’un chignon s’agrippe au siège en cuir devant elle, penchée en avant. Elle est entourée par une fillette couverte d’un fichu rose, qui regarde derrière, amusée, et par une jeune fille blonde.

Sur la deuxième banquette arrière, Lénine trône, entouré de trois enfants : un garçonnet blond, qu’il tient par l’épaule, une fillette aux cheveux clairs, et un petit garçon coiffé d’une casquette grise qui regarde la route, debout. Une couronne de cheveux châtain garnit l’arrière du crâne chauve de Lénine. Une moustache et une barbe taillée en pointe habillent son visage aux traits durs. Il regarde droit devant lui. Il porte un costume gris foncé sur une chemise blanche. Sa cravate noire vole au vent de la course.

Derrière la Rolls, une campagne luxuriante baignée de lumière s’étire en vallons. A gauche, une paysanne, juchée sur une carriole remplie de foin, conduit un cheval brun devant trois maisons en bois aux toits pentus. Derrière, des champs en labour s’étagent vers les collines à côté d’une forêt verdoyante. A droite, des meules de foin jalonnent la prairie vert pistache. A l’arrière-plan, à droite, chatoie l’immensité bleu azur d’un ciel d’été parsemé de nuages blancs. Une masse nuageuse grise assombrit le côté gauche. On devine la signature rouge groseille du peintre dans le coin inférieur droit. »


Moscou. Projet de décoration extérieure pour la station de métro « Arbat » sur la ligne Filiovskaïa, L.S.Teplitsky

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« Le marron et le beige prédominent dans le croquis rectangulaire en perspective, aux lignes géométriques. Il est structuré par deux rangées symétriques de quatre imposantes colonnes rectangulaires en marbre beige veiné d’acajou, terminées par un chapiteau d’inspiration dorique. Au premier plan, devant les colonnes, les sphères laiteuses de quatre suspensions semblables à des lunes surplombent la ligne de fuite du sol brillant en marbre beige bordé de noir. Le second plan est éclairé par deux lustres art déco constitués de sphères laiteuses suspendues à des cylindres.
Perdue entre les colonnes, une femme se tient tournée vers nous, au milieu d’un grand escalier couvert d’un tapis incarnat. Un bouquet serré contre elle, elle porte une toque blanche et un long manteau bleu minuit. En bas des escaliers, à droite, le nom de la station de métro s’étale en caractères cyrilliques sur un mur carrelé beige, au-dessus des mosaïques d’un sol en damier. A l’arrière-plan, à gauche et à droite, une galerie en étage aux balustrades en ferronneries ouvragées mène à l’escalier. »